EXPOSITION TEMPORAIRE:
ENTREVOIR LE PARADIS
Le mot « Paradis » vient de l’avestique, une langue iranienne du VIIe siècle avant notre ère. Pairidaëza signifiait « enceinte royale », c’est-à-dire, selon Xénophon (-370) un grand parc peuplé d’animaux sauvages que le roi de Perse Cyrus le Grand avait fait installer pour pouvoir y chasser.
Sur les tapis d’Orient, le jardin est avant tout un lieu où on trouve des arbres qui apportent ombre et fraîcheur. Ces arbres sont souvent variés.
La première porte est la porte d’entrée du Paradis pour les musulmans.
On trouve d’étonnants tapis dits « à grille » sur toute la route de la soie. Ce sont des tapis dont le champ est composé de losanges, losanges souvent à bords crénelés, qui contiennent une ou plusieurs fleurs, plus ou moins stylisées.
Compte tenu de la variété des cultures, on ne s’étonnera pas que la Chine offre un panorama différent de la vie éternelle et du Paradis
Une première nouvelle conception est celle de renaissance à l’identique et dans le même monde symbolisé par le phénix,
Le lieu de repos des âmes pour les taoïstes est un archipel d’iles montagneuses, résidence des huit immortels. Le véhicule de l’âme pour accéder à ce lieu est la grue d’où la grande présence de cet oiseau sur les tapis précieux de soie chinois.
On peut distinguer deux représentations du jardin comme un ensemble végétal : soit par une vue de face, les arbres sont verticaux, soit par une présentation en vue de dessus, très originale, en plan : le jardin est alors un ensemble de parterres, chaque parcelle étant entourée de rigoles où l’eau circule.
La seconde porte est la porte de sortie du Paradis d’Adam et Eve.
On trouve de très nombreux tapis de prière sur lesquels l’arbre de vie occupe seul toute la surface du champ, placé ou non sous une voûte qui représente donc la porte de sortie du Paradis.
La seconde nouvelle conception est celle de longévité, que l’on retrouve sur les tapis de Chine qui ont pour éléments le pin, le cerf et un champignon qui donne l’élixir de longue vie.
2026 : PAVILLON SONORE DU 17 JANVIER 2026. RENCONTRE AVEC SAMIR AOUAD
Pour réserver: envoyer un mél à [email protected] en indiquant votre nom et le nombre de places souhaitées.
Le Pavillon sonore est une animation hors des sentiers battus, proposée par Sir Ali, journaliste musical, animateur de radio, au carnet d'adresse rempli de musiciens haut de gamme, initialement pour les médiathèques du Pays d'Ancenis.
Ce projet musical unique né en 2021 qui s'adresse à tout public englobe plusieurs objectifs. Fondée sur une zone géographique, un style musical et un instrument, chaque séance initie à l'écoute musicale et dévoile les caractéristiques sonores d’une région de la planète. Des éléments historiques, sociaux, voire géopolitiques peuvent compléter et aider à situer les musiques présentées. Les séances, d'une durée de 90 minutes, sont sous forme de causerie, une rencontre intimiste entre artistes et le public, incluant des passages musicaux, les échanges, une transmission de connaissances diffusée de manière simple, abordable pour tout public. Le tout sans prétention mais avec profondeur. Et avec cette 17e édition, le Pavillon sonore sort du circuit des médiathèques publiques pour s'installer dans une autre catégorie de lieu culturel.
Ce Pavillon sonore n°17 se positionne dans une atmosphère idéale : lors de l'inauguration de l'exposition de tapis orientaux, organisée par un vrai spécialiste, Paul Bonnevie, l'homme passionné et passionnant, expert-collectionneur de tapis. Et pour cette occasion particulièrement exceptionnelle, Sir Ali accueille un jeune maître de oud, l'instrument le plus répandu et le plus représentatif de toute l'hémisphère orientale : Samir Aouad. Un plaisir multiple pour l'artiste, l'organisateur, l'animateur, et bien évidemment, un enchantement pour le public.
Samir Aouad est un artiste authentique et qui n'hésite pas à pousser son instrument jusqu’à ses limites et au-delà. De plus, il est aussi très fin connaisseur, conférencier en matière historique et géographique à propos du oud.
Cet instrument à 11 cordes souvent mal connu et refoulé dans la catégorie “folklore” est en réalité millénaire et indirectement le symbole de tout l'Orient. Apparu il y a environ 3000 ans en Mésopotamie, le oud s’est développé au fil des siècles et s'est étendu dans de multiples régions du Moyen-Orient, de l'Iran au Maroc, en passant par Bagdad et Istanbul.
Le Pavillon sonore du 17 janvier 2026 à 16h
L'exposition des tapis d'orient - Abbaye de Bouchemaine
Réservations obligatoire : [email protected]