GLOSSAIRE:
Abrach : Variations dans la densité d'une couleur, qui se manifestent dans le tapis par des bandes horizontales irrégulières et proviennent du fait que la laine a été teinte à divers moments dans plusieurs bains de la même couleur. Bien qu'il s'agisse d'un processus accidentel, l'abrach peut rehausser avec bonheur la beauté d'un tapis.
Antique : Les tapis antiques ont au moins cent ans. Les tapis semi antiques ont au moins soixante ans.
Arabesque : Motif ornemental curviligne et compliqué, abstrait, inspiré des entrelacs végétaux, susceptible d'être reproduit un
nombre infini de fois.
Arbre de vie : Décoration symbolique positive connue dans tout l'Orient, constituée par un arbre sans caractéristiques
particulières, évoquant la fertilité, la continuité, l'axe cosmique reliant le ciel (le divin), la terre (l'humain) et le sous-sol (le monde magique).
Baharestan : Tapis mythique qui a appartenu au roi sassanide Chosroês 1er au VIe siècle. Long de plus de trente mètres, enrichi
de fils d'or et d'argent et couvert de pierres précieuses, il représentait le printemps.
Pour plus d'informations, se reporter à la lettre mensuelle n°5
Bordures : Bandes d'encadrement du tapis; suivant leurs dimensions ou leur position, elles sont appelées : bordure principale,
secondaire, extérieure ou intérieure.
Boteh : Fameux motif persan, selon diverses interprétations un pin, une palme, des feuilles ou la flamme sacrée de
Zoroastre.
Boukhara : Capitale du Turkestan, elle a donné son nom à la vaste production des tribus turcomanes qui vivent sur un immense
territoire autour de cette ville. Leurs tapis portent toujours le caractéristique motif Gul.
Carton : Petit modèle graphique préparé par d'habiles dessinateurs, dans lequel chaque petit carré correspond à un
nœud
Cartouche : Elément décoratif de forme ovale ou rectangulaire à l'intérieur duquel on inscrit le nom du noueur, un vers d'un
poème ou toute autre information.
Cashemire : Région de l'Inde connue pour ses tapis de grande qualité qui appartiennent à l'histoire du tapis
d'Orient.
Caucase : A cause d'une situation géographique difficile, privée de grandes voies de communication et au climat partout
rigoureux, les tapis caucasiens sont restés inconnus en Occident jusqu'à la fin du siècle dernier. Ils ne sont d'ailleurs pas représentés comme le sont les tapis persans ou anatoliens dans les
tableaux des grands maîtres européens. Ce sont pourtant, de très beaux tapis aux motifs originaux.
Pour plus d'informations, se reporter aux lettres mensuelles n°2, 10 et 17 .
Chaîne : Ensemble de fils disposés dans le sens de la longueur du métier et sur lesquels on noue les nœuds.
Chamanisme : Religion très ancienne dans laquelle le lien entre l'homme et le dieu se fait par l'entremise d'un chaman, unique
interprète de la volonté divine, dévoilée par une lecture complexe de signes et de symboles.
Champ : Zone du tapis encadrée par les bordures et qui présente le décor principal.
Chemin : Terme utilisé pour décrire un tapis long et étroit (le chemin est plus court que la « Galerie » ou
khelleh).
Cinq
: voir le motif 4 +1
Date sur un tapis : Le calendrier islamique a été instauré par Omar, deuxième Calife successeur de Mahomet. A la différence des
lettres, les chiffres se lisent de gauche à droite. L'ère musulmane commence avec l'hégire (fuite de Mahomet à Médine en 622). Elle suit le calendrier lunaire. Par conséquent, elle gagne une
année sur le calendrier solaire tous les 33, 7 ans. Ainsi l'année 1258 de l'hégire correspond à l'année 1843 de l'ère chrétienne car 1258/33,7=37 et 1258 622-37=1843.
Ecoinçon : Espace décoré dans l'angle du champ près de la bordure. Souvent des éléments du médaillon central sont repris dans la
décoration des écoinçons.
Fond : Partie monocolore du tapis sur laquelle s'ajoutent les motifs contrastants.
Frange : Partie formée des fils de chaîne d'un tapis aux deux extrémités. La frange est parfois toute simple, mais elle peut être
aussi tressée ou nouée.
Galerie : Tapis long et étroit. Des tapis galerie sont visibles depuis le menu Albums rubriques Album photos
Gul
: Anciennement utilisé par les tribus nomades de l'Afghanistan et du Turkestan en tant que signe d'identification, le gul (fleur, en persan) est devenu par la suite un motif polygonal, parfois en
forme d'octogone ou de losange divisé en quatre compartiments, que l'on retrouve dans le tapis turcoman.
Hérati : Motif ornemental dont le nom est dérivé de Hérat, ville autrefois en Perse mais aujourd'hui en Afghanistan. Le herati se
compose d'un losange entourant une rosace centrale; il est composé de tiges s'achevant chacune par une corolle de fleur, quatre feuilles lancéolées curvilignes sont disposées symétriquement sur
chacune des tiges.
Holbein : Tapis turcs du XVème siècle à décor géométrique (polygones) qui apparaissent souvent dans les tableaux de Hans Holbein
le Jeune (1497/8‑1543). Les losanges et les octogones sont les motifs caractéristiques de ces tapis.
Jardin : Le tapis jardin est une explosion de joie, de vie, bien ordonnée dans des compartiments soigneusement élaborés. La
nature est exaltée de façon absolue par des dessins remplis d'une pureté qui confine au mysticisme, ce qui explique que la création de ces tapis ait tout de suite été liée au sentiment
religieux.
Kilim : Certains des tapis d'Anatolie ou d'Iran tissés, non noués, sans velours.
Lisière : Bord rigide du long côté d'un tapis formé des fils de trame tressés, surfilés pour former un bord rond comme un
galon.
Médaillon : Motif décoratif généralement présent au centre du champ dont il est l'élément principal.
Mihrab : Dessin caractéristique d'un tapis de prière, dont le côté supérieur se termine en pointe ou en arc de cercle. Le sommet
de la niche doit être tourné vers La Mecque lors de la prière.
Nouage : Travail long qui permet de former le velours du tapis en enroulant les fils de laine autour des chaînes du
métier.
Sept : se reporter à la revue suisse Torba,
Soumak : Tapis du Caucase fabriqués selon une technique ancienne particulière, que l'on appelle «à enroulement», et qui donne une
pièce sans velours.
Symbole : Beaucoup de motifs ont été choisis avec soin, sélectionnés au fil des temps et définis avec précision et sûreté
relayant des idées philosophiques ou religieuses liées aux cultures locales.
Trame : Fils de coton ou de soie que l'on insère horizontalement entre les fils de chaîne et qui forment avec eux l'armature du
tapis. L'utilité de la trame est de serrer et de renforcer la rangée de nœuds qui passe sous elle.
Vaghireh : Tapis de petites dimensions réunissant les dessins traditionnels de base d'un type de production : placé à côté du
métier, il sert de modèle à la tisserande. Pour plus d'informations, se reporter à la lettre mensuelle n°8 accessible depuis le menu Albums documents.
Velours : Poil formé par les nœuds du tapis et qui distingue le tapis noué de tous les autres ouvrages tissés à
plat.
2026 : PAVILLON SONORE DU 17 JANVIER 2026. RENCONTRE AVEC SAMIR AOUAD
Pour réserver: envoyer un mél à [email protected] en indiquant votre nom et le nombre de places souhaitées.
Le Pavillon sonore est une animation hors des sentiers battus, proposée par Sir Ali, journaliste musical, animateur de radio, au carnet d'adresse rempli de musiciens haut de gamme, initialement pour les médiathèques du Pays d'Ancenis.
Ce projet musical unique né en 2021 qui s'adresse à tout public englobe plusieurs objectifs. Fondée sur une zone géographique, un style musical et un instrument, chaque séance initie à l'écoute musicale et dévoile les caractéristiques sonores d’une région de la planète. Des éléments historiques, sociaux, voire géopolitiques peuvent compléter et aider à situer les musiques présentées. Les séances, d'une durée de 90 minutes, sont sous forme de causerie, une rencontre intimiste entre artistes et le public, incluant des passages musicaux, les échanges, une transmission de connaissances diffusée de manière simple, abordable pour tout public. Le tout sans prétention mais avec profondeur. Et avec cette 17e édition, le Pavillon sonore sort du circuit des médiathèques publiques pour s'installer dans une autre catégorie de lieu culturel.
Ce Pavillon sonore n°17 se positionne dans une atmosphère idéale : lors de l'inauguration de l'exposition de tapis orientaux, organisée par un vrai spécialiste, Paul Bonnevie, l'homme passionné et passionnant, expert-collectionneur de tapis. Et pour cette occasion particulièrement exceptionnelle, Sir Ali accueille un jeune maître de oud, l'instrument le plus répandu et le plus représentatif de toute l'hémisphère orientale : Samir Aouad. Un plaisir multiple pour l'artiste, l'organisateur, l'animateur, et bien évidemment, un enchantement pour le public.
Samir Aouad est un artiste authentique et qui n'hésite pas à pousser son instrument jusqu’à ses limites et au-delà. De plus, il est aussi très fin connaisseur, conférencier en matière historique et géographique à propos du oud.
Cet instrument à 11 cordes souvent mal connu et refoulé dans la catégorie “folklore” est en réalité millénaire et indirectement le symbole de tout l'Orient. Apparu il y a environ 3000 ans en Mésopotamie, le oud s’est développé au fil des siècles et s'est étendu dans de multiples régions du Moyen-Orient, de l'Iran au Maroc, en passant par Bagdad et Istanbul.
Le Pavillon sonore du 17 janvier 2026 à 16h
L'exposition des tapis d'orient - Abbaye de Bouchemaine
Réservations obligatoire : [email protected]